
On me demande quelque chose qui me choque ou me met mal à l’aise
La sexualité humaine est diverse. Certaines demandes peuvent vous surprendre ou vous mettre mal à l’aise sans pour autant être problématiques sur le plan légal.
Vous n’avez jamais l’obligation d’accepter une pratique qui ne vous convient pas.
Votre confort, votre sécurité, vos limites et vos valeurs sont des éléments essentiels de votre activité professionnelle. Un refus n’a pas besoin d’être justifié.
Si une demande vous choque ou vous met mal à l’aise :
Il est possible de respecter les préférences d’autrui tout en choisissant de ne pas y participer.

On me demande quelque chose qui me semble illégal
En tant que professionnel·le, certaines demandes peuvent vous exposer à des risques juridiques, même lorsqu’elles sont présentées comme des fantasmes, des jeux ou des mises en scène.
Si vous avez un doute :
En Suisse, certaines situations sont clairement interdites, notamment toute activité sexuelle impliquant des mineur·es, des animaux ou de la drogue.
Certaines personnes peuvent également envoyer des textes, scénarios, images ou vidéos impliquant des mineur·es. Ne transférez pas ce type de contenu à d’autres personnes, même dans l’intention de demander conseil ou d’alerter quelqu’un. Le partage de tels contenus peut lui-même avoir des conséquences juridiques. Les autorités suisses recommandent de ne pas télécharger, enregistrer ou diffuser ce type de matériel.
Si vous recevez un contenu qui vous inquiète, adressez-vous directement à une structure spécialisée ou à la police afin d’obtenir des indications sur la marche à suivre.
Lorsque vous n’êtes pas certain·e de la légalité d’une pratique, le plus prudent est de refuser ou de reporter votre décision jusqu’à avoir obtenu des informations suffisantes.

On me demande une prestation impliquant une personne qui ne peut pas consentir
Une personne endormie, inconsciente, fortement alcoolisée, sous l’effet de certaines substances ou incapable d’exprimer clairement sa volonté ne peut pas consentir librement à une activité sexuelle.
Toute activité sexuelle réalisée sans consentement constitue une agression sexuelle.
Si une demande implique une personne qui n’est pas en mesure de consentir :
Si vous pensez qu’une personne est victime d’une agression sexuelle ou se trouve dans une situation de vulnérabilité importante, votre priorité doit être sa sécurité et son accès à une aide adaptée.

On me demande d’infliger des lésions corporelles
Certaines personnes recherchent des pratiques impliquant de la douleur ou un risque de blessure.
Si une demande comporte un risque important pour l’intégrité physique d’une personne, il est recommandé d’y réfléchir avec prudence car, même avec le consentement du client ou de la cliente, c’est la personne qui inflige les blessures qui est tenue pour responsable en cas de problème.
Avant d’accepter une pratique :
Vous êtes toujours en droit de refuser une demande qui vous semble trop risquée ou qui dépasse votre zone de confort.

Que faire si l’escort que je rencontre me semble mineure ?
Si vous êtes client·e et que la personne que vous rencontrez vous paraît mineure, interrompez la rencontre et abstenez-vous de toute activité sexuelle.
Si la personne affirme être majeure mais que le doute persiste, il est préférable de renoncer à la prestation.
La protection des mineur·es est une responsabilité collective. Si la situation vous semble préoccupante, vous pouvez contacter les autorités compétentes ou une structure spécialisée afin d’obtenir conseil.

Je suis inquiet·e pour une personne
Il peut arriver qu’une situation vous préoccupe particulièrement. Par exemple, vous pouvez avoir l’impression qu’une personne travaille sous la contrainte, semble dépendre fortement d’un tiers, ne paraît pas libre de ses choix, présente des signes de détresse importante ou se trouve dans une situation de grande précarité.
Vous n’avez pas besoin d’être certain·e de ce qui se passe pour demander conseil.
Si vous craignez qu’une personne soit victime de traite des êtres humains ou d’une autre forme d’exploitation, il existe des organismes spécialisés qui peuvent vous accompagner et vous orienter dans vos démarches.
En Suisse romande, vous pouvez notamment contacter Aspasie (022 732 68 28) ou Astrée (021 631 03 00). En Suisse alémanique, vous pouvez vous adresser au FIZ. Vous trouverez également de nombreuses informations et ressources sur la plateforme suisse contre la traite des êtres humains.
Si vous êtes en contact avec la personne concernée, vous pouvez lui transmettre les coordonnées d’une association locale de soutien aux travailleur·euses du sexe.
Si une personne ne parvient pas à contacter une association elle-même, ou si vous êtes inquiet·e pour sa sécurité, vous pouvez nous écrire. Nous essaierons de prendre contact avec elle.